| Vers
l’âge de deux ou trois ans, mes parents m’emmenèrent un soir
assister à l’un des plus gros feux d’artifices de France : celui de
"La Fête du lac" d’Annecy (qui a lieu tous les 1er samedis
d’Août). Je pleurais: ces bruits, ces grondements m’effrayaient, j’étais terrorisé; Alors mon père s’efforçait de me boucher les oreilles, dans ma poussette. Un an ou deux ans plus tard, nous retournions à ce même festival pyrotechnique, dans lequel se mêlent le feu, l’eau, la musique, et des embarcations illuminées... J’avais grandi, et regardais d’un autre oeil ce somptueux spectacle, j’étais intrigué. D’années en années, nous y retournions, et je prenais un plaisir indéfinissable à voir le ciel se remplir de mille éclats. Je découvrais également le 14 juillet, auquel j’assistais annuellement, Une étoile magique était bel et bien née dans mon esprit, celle de la pyrotechnie. Vers huit ou neuf ans, je n’avais plus que ça en tête, plus qu’une vocation, un rêve absolu. Ma mère m’achetait des petites fusées pour me récompenser quand j’étais sage à l’école, ces cadeaux me faisaient renaître, et renforçaient sans nul doute mon intérêt . Tous Les lendemains de Fête du Lac d’Annecy, à l’heure ou les gens savourent encore une grasse matinée, je réveillais mon père pour qu’il m’emmène ramasser les restes de pétards et fusées, depuis un pédalo de location, ces débris avaient valeur de trophées, je me disais: "chacun de ces petits morceaux a épaté et apporté de la joie à des milliers de personnes!". Les artificiers voyaient toujours ce même gosse traîner au milieu de leur chantier... Je remplissais le garage de mes parents, et je recréais le spectacle de la veille en jouant devant chez moi, en poussant des cris de fusées qui décollaient et éclataient véritablement dans mon esprit, mes camarades, eux, avec leurs poupées et skate board m’observaient... |
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| Je déployais quelques fusées pour Noël, avec ma grand mère. | Mon dessin pour la fête des mères, à l’école primaire illustre ma passion grandissante... |